COGNE-FOU

Cogne-Fou: attitudes et techniques permettant aux Cyclomobilistes de « survivre » dans la pétro-jungle urbaine sans être « cogné » par un pétromobile. Inspiré du Kung Fu, on évite d’être le fou qui se fait cogner ! Les quatres stratégies biologiques de base du vivant sont: 1. l’activité normale (circuler à vélo) 2. fuir le danger (anticiper ou dégager) 3. affronter le danger (l’humain c’est possible mais sa machine non, seuls les flancs de ses pneus sont facilement perforables) 4. être coincé, figé sans alternative (les 3 autres stratégies ont échoué). Éviter les grandes artères achalandées aux heures de pointes est une stratégie de fuite anticipée. Circuler entre les véhicules dans une congestion peut être « normal » (1), une fuite vers un lieu plus sûr (2) ou un défi (3) selon la situation. La défiance (ex: passer les rouges aux heures de pointe sur les grands axes, ou surfer entre les véhicules en circulation) n’est pas une stratégie d’affront mais plutôt une expression qui en cache souvent une ou plusieurs autres comme l’exhibitionnisme, l’excès de testostérone, une peur inavouée, la rébellion, une tendance suicidaire inconsciente etc. ou une nécessité professionnelle de courrier à vélo mais n’engendre que des réactions négatives des pétrosaures qui eux, ont un véhicule offensif pour une dangereuse riposte immédiate ou différée sur d’innocent(e)s cyclistes par karma collectif. Comme dit le proverbe Japonais: quand le marteau arrive, mieux vaut ne pas être le clou qui dépasse. Une règle de cogne-fou personnelle: le meilleur mouvement est l’évitement, avant d’éviter le coup, évitez d’abord le conflit. Cela est la sagesse qui devrait guider les cyclistes urbains. On ne peut rien contre une demi-tonne de métal qui nous tasse dangereusement ou nous frappe mais on peut tout AVANT. Comme dit Robert Hurst (The art of cycling): ANTICIPEZ TOUT, VOUS ÊTES AUX COMMANDES, ne jetez pas le blâme ailleurs même si c’est vrai, IL EST PRÉFÉRABLE D’ASSUMER SA SÉCURITÉ. Et à un niveau supérieur il faut être  solidaire avec les mouvements d’expansion du transport alternatif et travailler à l’éducation de la population prise en otage par la pétrocratie. Il y a plusieurs fronts dans cette guerre de colonisation des CHARS contre les vivants, il faut des combattants partout…. Dans les rues, les réunions municipales, les coalitions de défense des droits des cyclistes, les partis politiques, les médias, les « bike shops », etc. !

Comments are closed.