INTOLÉRANCE LÉGITIME

Intolérance légitime : il est bien évident que la tolérance a ses limites et que l’intolérance a mauvaise réputation quand elle n’a pas été précédée d’un minimum de tolérance. Cependant, il y a des situations où il faut carrément dire « WOW les moteurs ! » Et passer à l’action pour faire cesser la situation en question. Un exemple simple à comprendre c’est le petit nid de guêpes qui vient de s’installer près de votre porte d’entrée au mois de mai. La tolérance aura une limite en juin ! Les Cyclomobilistes Québécois devraient s’inspirer des Hollandais qui ont atteint l’état d’intolérance légitime il y a plus de trente ans face aux N.A.Z.I. (No Access Zero Infrastructure) anti-cyclistes et les « dommages colatéraux » de leur engin préféré, le véhicule motorisé. On voit le résultat bénéfique à Amsterdam aujoud’hui. Comment le rendre clair ici ? Essayons une autre fois… À Montréal, il y a environ 12,000 Km de trottoirs avec descentes à chaque intersection (pour chaises roulantes et carosses de bébés) interdits aux cyclistes (CSR 492.1). Chacun des usagers du trottoirs peut y circuler en se sentant en sécurité. Et c’est bien car la l’article 1 de la Charte des droits et libertés stipule que tout être humain à droit à la vie et à la sûreté. Les Cyclomobilistes par contre doivent se taper la plupart du temps des rues en côtoyant des engins métalliques de 1,000 à 10,000 fois plus massifs qu’eux, sont à risque à toutes les intersections (comme les piétons) et doivent être 100% vigilents à chaque instant pour leur sécurité sans voies qui leur conviennent vraiment car le plus souvent, ils doivent squater la voie des véhicules motorisés… WOW les moteurs ! La ville leur accorde moins de 100 Km de voies cyclables sécurisées soit 100/12,000 c’est à dire 0.0083%. Comme un ancien maire de Bois-des-Filion disait dans le temps: « Pourquoi on ferait des trottoirs sur la rue principale ? il n’y a presque pas de piétons ! » Est-ce que 0.0083% représente réellement le pourcentage de gens qui voudraient se déplacer à vélo pour le travail à Montréal ? Certes non puisque coup sur coup, deux études de Vélo Québec ont déjà démontré (État de vélo) que la principale raison que Monsieur-tout-le-monde donne en réponse à la question: – quel est le frein principal à ce que vous utilisiez un vélo pour vous rendre au travail – c’est : « la peur ». Manque systématique d’infrastructures pour les Cyclomobilistes = PEURWOW les moteurs ! Il faut que ça change. On pourrait continuer avec l’arrogante inimputabilité légalisée des plus massifs face aux graves dommages (et morts) qu’ils peuvent causer aux plus petits usagers de la route, dommages dont ils sont, selon la SPVM, au moins 50% du temps responsables (https://www.spvm.qc.ca/upload/communiques/Depliant_KifKif.pdf). Le no-fault indifférencié qui innocente les plus dangereux, WOW les moteurs ! Innocenter un conducteur qui s’endort au volant et qui tue 3 cyclistes au passage (mai 2010, route 116): WOW les moteurs ! S’endormir au volant ou texter et tuer des gens devrait être considéré criminel ! L’inimputabilité des plus potentiellement dangereux sur la route, ç’est assez : WOW les moteurs ! Il semble que cette réalité soit difficle à comprendre car dès qu’on tente d’en discuter, on fait face à une levée de bouclier ou de sourcis et ce, quel que soit le moyen de transport utilisé. Même Pro Bono n’y voit que dale, on a déjà tenté. Citoyens de troisième classe (cyclistes) traités à peine mieux que les écureuils sur la rue, indignons-vous, crions haut et fort: WOW les moteurs ! Réclamons justice comme utilisateur des voies publiques. On paye aussi des taxes et des impôts, notre vie et notre sûreté ont autant de valeur que celles des autres utilisateurs des voies publiques, toutes voies confondues. On a aussi le droit à la vie et à la sûreté. Assez de vélos fantômes ! Il nous faut des accès cyclables sécuritaires partout où on passe. Pas seulement des routes vertes !

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