FIÈVRE en VUE !

Fièvre en vue: pour les Cyclomobilistes quatre saisons, il est indéniable que la pire période sur la chaussée (hormis une VRAIE tempête ou un détestable verglas) c’est au printemps, dès que la température s’élève au-dessus des 18 Celcius et jusqu’à la St-Jean Baptiste (24 juin) environ, la fièvre du printemps envahit les cerveaux. Une convergence de facteurs rendent les pétro-mobilistes plus impatients, nerveux, pressés, distraits. Tous les mobilistes confondus sont soulagés/excités par l’arrivée (enfin) du temps doux après le long hiver. Chacun veut vivre la liberté de sortir de la torpeur hivernale en ne se tapant plus tout l’attirail vestimentaire. Et les road-bums de tout acabit font rage, rendant irritable une bonne partie des mobilistes, qu’ils soient en vélo ou en CHAR. Bref, c’est toujours pareil d’une année à l’autre et les Cyclistes Utilitaires avertis retriplent de prudence pour leur sécurité car ils sont conscients de leur vulnérabilité quand ils côtoient les pétro-mobiles. C’est une sorte de période effervescente de renouveau mais il faut se rappeler que la liberté du plus massif est cautionnée par le no-fault ici au Québékistan. Ça veut dire qu’en cas de collision il n’y a pas de coupable, mais le plus petit encaisse plus durement le choc et ne peut se défendre légalement (ni physiquement, lois de la physique) contre le plus gros et la plupart du temps même si ce dernier est coupable. Tant qu’on aura pas suffisamment de services et de lois adéquats comme à Amsterdam, Copenhague ou Portland, il faudra endurer cette omniprésente insécurité printanière dans les rues générée par l’homo-motorus-modernus-pressus qui règne en dangeureuse majorité polluante dans la pétrocratie.

Cellulaire au volant

Comments are closed.