La LOI c’est LALOI

La LOI c’est LALOI. Lois Abusives Limitatives Obsolètes ou Inexistantes. Pour que le Cyclisme Utilitaire puisse pleinement s’épanouir il faut aussi que l’aspect légal soit au rendez-vous et il reste beaucoup de travail à faire pour y arriver ! Par exemple, le Code de la sécurité routière (version 1979 art. 492.1) interdit aux cyclistes de rouler sur les trottoirs sauf « en cas de nécessité » (tout en étant silencieux sur les devoirs des piétons et des autres non-cyclistes sur les pistes cyclables devenant de véritables fourre-tout pour bio-mobilistes de tout acabit). Si un policier arrête un Cyclomobiliste qui, pour sa sécurité, roule doucement sur le trottoir car la rue est dangeureusement glissante (roulières glacées) ou carrément suicidaire (mort de Mathilde Blais sous un viaduc en réparation le 28 avril 2014 écrasée par un poids lourd à Montréal) et qu’il veut éviter de ralentir la circulation en monopolisant la mince portion asphaltée (permis par CSR art. 341), est-ce que le Policier doit donner une contravention ? Qui juge de l’aspect « en cas de nécessité » ? Parlant de circulation de fortune l’hiver sur les trottoirs, quelle est la vitesse règlementaire à ne pas dépasser ? Que doit faire le cycliste quand il rencontre un piéton ? Le code est muet là-dessus. Quand un piéton glisse par manque d’entretien de la ville des trottoirs, il peut la poursuivre. Quand un Cycliste Utilitaire collisionne avec une portière d’auto qui s’est brusquement ouverte devant lui parce qu’il doit circuler trop près par manque d’espace, à qui la faute ? Et ce n’est même pas considéré un « accident » par le CSR ! Quand le manque d’infrastructure met la vie des Cyclistes Utilitaires en danger jour après jour, année après année qui est responsable ? Qui est responsable de la lenteur d’escargot à laquelle avance le dossier du transport alternatif ? En cas d’inattention d’un cycliste versus l’inattention d’un pétro-mobiliste qui fera le plus de dommages vous pensez ? Dans une collision, qui écopera inévitablement le plus entre le(la) cycliste et le(la) conducteur(trice) ? Pourtant un “no-fault” aveugle sera également appliqué et le poids mouche (vélo) sera TOUJOURS la victime. E = MV²/2 n’est pas encore compris à la SAAQ. L’impact (E) d’une masse (M) en mouvement (V²) en frappant une autre, connait pas. No-fault appliqué à tous mais toujours le plus petit qui y laisse sa peau. La loi protège le plus gros sans égards à la masse. Justice injuste, dommages colatéraux du “progrès” ou fatalité karmique ? Quand les Cyclomobilistes et leurs sympathisants arrêteront-ils d’implorer la Pétrocratie pour avoir la sécurité et la vie à vélo alors que l’article 1 de la Charte des droits et libertés du Québec donne à tout être humain ce droit de façon claire et nette ? Indignons-nous, tenons-nous debout, on a droit à la vie, pas à la mort par négligence criminelle systémique séculaire. Souvenez-vous que la première et la dernière loi de la physique, c’est une tonne (ou plus) de métal en mouvement dans votre direction.

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