Archive for January, 2012

BIBLIOGRAPHIE CYCLOMOBILISTE

Saturday, January 28th, 2012

Bibliographie Cyclomobiliste: Quand on commence à s’intéresser au transport actif cycliste ou qu’on est simplement curieux à son propos, un bon point de départ est de lire des livres consacrés au sujet. Internet c’est bien mais les manuels contiennent habituellement tellement plus d’informations à différents niveaux qu’il est dommage de s’en passer et ne rester qu’en surface, incapable de saisir les racines profondes et essentielles du mouvement. Statistiques comparatives, chiffres frappants, vision légale et sociétale pénétrante bref, l’essence et l’intelligence spécifique permettant une bien meilleure compréhension pour ensuite devenir plus efficace en Cyclomobilisme et ultimement dans sa promotion si le coeur vous en dit. Le Livre Noir de l’Automobile par exemple est rempli de données statistiques fracassantes sur la pétrocratie qu’il passe à un rayon X impitoyable.

Deux roues un avenir, Claire Morissette, Ecosociété

Le livre noir de l’automobile, Richard Bergeron, Hypothèse

Les Québécois au volant c’est mortel, Richard Bergeron, Les Intouchables

Dictionnaire_critique_automobile.pdf, Gilles Chomel & Marcel Robert, Internet

Effective Cycling, John Forester, MIT Press

The Art of Cycling, Robert Hurst, The Globe Pequot Press

Critical Mass Bicycling’s Defiant Celebration, Collective, AK Press

Stop Signs Cars and Capitalism, B. Mugyenyi & Y. Engler, Red Publishing

Traffic, Tom Vanderbilt, Vintage books

SSMUH

Saturday, January 28th, 2012

SSMUH: Stratégies de Survie en Milieu Urbain Hostile. Il va de soi que rouler la fin de semaine sur une route verte ne nécessite pas vraiment de SSMUH. Mais tout Cyclomobiliste le sait, en milieu urbain et surtout aux heures de pointes infestées de PECHPAS, c’est une toute autre affaire. Ici comme partout ailleurs dans la galaxie, il y a le bon côté et le côté obscur de la Force. Il ne faut pas répéter l’erreur de Yoda qui n’a pas suffisamment enseigné aux Jedi le côté obscur les rendant vulnérables à ceux qui utilisent ses pouvoirs. Les Cyclistes Utilitaires doivent mettre l’accent principal sur le bon côté mais garder à l’esprit que la légitime défense est requise avec ce qu’il faut comme moyen pour défaire l’attaquant. C’est lui l’oppresseur, pas vous ! Comment vous défendez vous contre un “char” stationné sur votre piste cyclable ? Comment vous défendez-vous contre une masse métallique d’une tonne qui vous coupe dangereusement à une intersection ? Comment vous défendez-vous contre le 25% de maladies cardio-vasculaires causées par la pollution des moteurs à carburant fossiles de la pétrocratie ? Comment vous défendez-vous contre les portières des véhicules ? Comment vous défendez-vous contre le manque d’infrastructures et les détours sans fin que l’oppression véhiculiste vous impose ? Comment vous défendez-vous contre les radios populistes qui encourage les gens à intimider les cyclistes avec leur “char”, pour le fun ? Hum ? Il faut développer vos SSMUH individuels, et collectifs. Il faut absolument les deux pour progresser. et ne négligez surtout pas l’efficacité d’un glaviot balistique bien ciblé lorsque stratégiquement pertinent !

PECHPAS

Wednesday, January 25th, 2012

PECHPAS: Pétrosaure Esclave Consentant des Heures de Pointes s’Anesthésiant au Son. Acronyme savoureux tellement moderne ! Heureusement qu’il s’anesthésie avec de la musique ou en écoutant sa radio préférée dans sa cage climatisée motorisée sur une “voie rapide” roulant à seulement 3 Km/h, sinon il deviendrait fou ! Certains s’offusqueront en arguant que les bouchons de circulation sont inévitables et que le problème est causé par le gouvernement. Vraiment ? Il y a plusieurs études et manuels à leur suggérer qui démontrent noir sur blanc le contraire mais essayons de résumer. Sommes-nous vraiment tous obligés de travailler de 8-9h à 17h ? Les compagnies sont-elles obligées de s’installer au centre-ville d’une île comme Montréal et de faire travailler leur personnel de 8-9h à 17h ? Tout le monde est-il vraiment obligé de se rendre au boulot en pétromobile individuel ? Tout le monde est-il vraiment obligé d’habiter en banlieue ? Puisque les transports collectifs bien pensés et suffisants ont depuis longtemps démontré leur plus grande efficacité que le “char”, pourquoi la majorité égo-motorisée ignore-t-elle l’évidence ? Tout le monde est-il gagnant de ne pas réclamer haut et fort plus de transports en communs efficaces comme ils en ont en Europe (1 autobus ou 1 rame de métro = 50 “chars” de moins et n’occupe la place que de 2 “chars”)? Tout le monde est-il gagnant de ne pas réclamer haut et fort des accès cyclable orientés vélo-boulot (plutôt que vélo-loisir) (5 vélos = 5 “chars” de moins et n’occupent la place que de 1 “char” en moyenne)? Quand des mouvements de contestation s’organisent pour boycotter une pétrolière, pourquoi la majorité n’embarque pas ? Quand des Cyclomobilistes font des manifestations comme les Masses Critiques ou autres, pourquoi la majorité ne comprend pas son avantage là-dedans ? Pourquoi la majorité ne voit-elle dans le vélo qu’un loisir et pas un moyen de transport à sa juste valeur avec les multiples avantages qu’il apporte à tous ? Quand on s’informe le moindrement on finit pas voir l’évidence. Sauf exceptions et compromis temporaires, la majorité travailleuse ego-motorisée est vraiment PECHPAS !

492.1 TROTTOIRS DISPONIBLES

Sunday, January 22nd, 2012

492.1 Trottoirs disponibles: comme le stipule le CSR Québécois, les cyclistes peuvent circuler sur les trottoirs en cas de nécessité: “Le conducteur d’une motocyclette, d’un cyclomoteur ou d’une bicyclette ne peut circuler sur un trottoir sauf en cas de nécessité ou à moins que la signalisation ne le prescrive.” Les amandes varient entre 60$ et 100$ (CSR 507). Entre les mois de décembre et février, les rues (et même les voies cyclables “entretenues”)  sont souvent impraticables à cause des roulières glacées traitres et ça, même avec un vélo équipé de pneus à clous. Ces foutues roulières glacées occupent justement l’espace que doivent utiliser les Cyclomobilistes à droite de la chaussée (CSR 487) générant de facto la sus-mentionnée nécessité. Le comité de revision du CSR V4S a sagement proposé de rajouter l’amendement suivant à l’article 492.1: “Quand un cycliste circule sur le trottoir (par nécessité ou obligation), il doit limiter sa vitesse et s’immobiliser pour céder le passage aux piétons qui croisent son chemin.” D’abord, les trottoirs (et bien des pistes cyclables) c’est l’acquis des piétons mais aussi, les Cyclomobilistes ne veulent pas s’accumuler du karma négatif auprès de la population par un usage abusif de nécessité hivernale permis par la loi. Cela est mauvais pour l’avancement du transport actif et on veut une bonne pub, pas l’inverse ! C’est quand même pas la faute des piétons si leur lobby arrive à faire bien entretenir 6,000 Km de trottoirs Montréalais à chaque bordée de neige et que nous peinons à faire maladroitement déblayer moins de 100 Km de voie cyclables. Faudrait leur demander leurs trucs ou connaître leurs avocats !

VÉLOPHOBE

Saturday, January 21st, 2012

Vélophobe: se dit d’une personne qui ne peut supporter les vélos, les cyclistes en général. Dans les milieux où les infrastructures cyclistes sont insuffisantes, les travailleurs utilisant des transports routiers (autobus, taxis, camions) et les PECHPAS deviennent facilement vélphobes dès que les Cyclomobilistes apparaissent un peu trop souvent à leur goût sur LEUR autorue. C’est en partie compréhensible quand le récréo-smog ou les anarchistes vélocipèdes les alimentent mais ce n’est pas tout à fait leur faute non plus. Les instances municipales et gouvernementales ignorantes et irresponsables ont leur part de culpabilité en pêchant par inaction infrastructurelle. On ne peut quand même pas reprocher à un citoyen qui ne participe pas aux émissions de CO2 “effet-de-serrantes” à coup de 2 tonnes par année, qui ne participe pas aux bouchons de circulations bi-quotidiens ni au manque d’espace de stationnement, qui ne participe pas à la dégradation de l’asphalte et aux millions de frais de son entretien annuels, qui ne provoque pas +-450 décès routiers annuels Québécois d’utiliser un moyen de transport vert quand même ! Il faut au contraire l’aider au maximum ! Tous les Vélophobes devraient plutôt se convertir en Vélophyles parce que les vélos sont les meilleurs amis  des “chars”, de la santé et sécurité publiques et du portefeuille de l’état ! Soyons rationnels !

LE VRAI PROBLÈME DU VÉLO D’HIVER

Monday, January 16th, 2012

Le vrai problème du vélo d’hiver: immédiatement les gens diront “le froid” ! D’autres diront “c’est dangeureux”. Éclaircissons un peu le sujet. D’abord au 21e siècle avec les matériaux de vêtements (polar et cie) et de vélos (pneus à clous et cie) il n’y a pas de problèmes à rouler l’hiver bien équipé tant qu’on est pas dans le territoire du Petroctituk. Il est là le problème. Depuis le début du déneigement des pistes cyclables qui se font encore avec les mauvais outils, les cyclistes de neige et glace leurs préfèrent de loin les trottoirs (les autres semi cyclistes hivernaux ne roulent que sur l’asphalte avec des vélos d’été (heureusement !)). Et quand elles ne sont pas disponibles, les autorues sont bordées de roulières glacées et risquées pour les Psychlistes. Il est là le problème. Oubliez le froid ou le déplacement sur la glace ou la neige une fois bien équipés pour du vélo quatre saisons. Votre vrai problème tient à la gestion pétrocratique de l’espace cycliste utilisable soit tout pour le “char” et son piéton mais que des miettes minuscules pour les Cyclomobilistes. Il y en a des pires mais au Québec on est surtout pas les meilleurs et ça revient presque au néant hors de Montréal. Non, l’hiver n’est vraiment pas le problème du vélo d’hiver.