AUTORUE

Autorue: vrai expression post seconde guerre mondiale décrivant l’ancienne « rue ». Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas que sur les « autoroutes » que les autos sont rois et maîtres, maintenant les êtres biologiques (humains et chevaux) ont été depuis longtemps chassés par le colonisateur mondial par excellence: le « char ». Quand les rues et routes sont bâties, elles le sont presqu’exclusivement pour sa sainteté l’automobiliste, ce pré-cyborg intermédiaire entre l’humain biologique contrôlant les « machines » et le post-humain méta-électro-technique artificiel contrôlant les humains (voir les films Terminator et La Matrice entre autres). On pense peu aux autres motorisés comme les camions lourds (coûts) et les motocyclistes, imaginez qu’on se soucie encore moins des êtres vivants ! Ils sont assimilés aux indigènes (pas ouvertement bien sûr, mais les faits infrastucturaux et légaux parlent d’eux-mêmes). Alors, la vraie rue n’existe presque plus. La rue où les vivants pouvaient circuler au rythme des vivants, fini (sauf très rares exceptions, comme des bouts de rues piétonnes ou des endroits reculés loin de la pétrocratie ou la roue du char n’a pas encore mis le pied). Appelons donc les choses par leur nom. Une autorue est une autorue, pas une rue ! Il reste en ville les trottoirs pour le piéton-roi et pas grand chose de sécuritaire pour les Cyclomobilistes soumis aux diktats du « hasard » (!) de l’accidentalité des masses motorisées dominantes.

Autorue!

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