PROMOUVOIR LE CYCLISME UTILITAIRE

Promouvoir le Cyclisme Utilitaire: intention claire et noble mais quel est LE meilleur moyen ? D’ailleurs, y-a-t-il UN seul meilleur moyen ? Pratiquer le vélo-boulot, pratiquer le vélo-boulot VFC, écrire des lettres aux députés, déposer des pétitions, participer aux Masses Critiques locales, transmettre l’information Cycliste Utilitaire aux gens, aux membres, aux collectifs, etc. Tous ces moyens sont nécessaires mais parfois plus ou moins que d’autres fois. Par exemple, les MC démarrées il y a plus de 15 ans en Californie semblent « usées » et subissent des contre-coups parfois violents de la Pétrocrassie et des Pétrosaures dans certaines villes. Une chose est certaine, la Trictature est très difficile à contrer et nécessite plus qu’une stratégie. Il faut arriver à faire pencher les décideurs en mettant les piétons et même les pétromobilistes de notre bord, pas le contraire. Toute stratégie qui nourrit nos « ennemis » est à proscrire mais toutes celles qui font pencher la balance de notre côté sont à promouvoir. Il y a une profonde réflexion mondiale à faire par tou(te)s les Cyclistes Utilitaires de la planète quel que soit l’âge. « Critical Manners » puis « Bike Party » ont succédés aux « Critical Mass » en Californie. Il faut viser la sécurité, l’efficacité, la facilité et le confort du vélo comme moyen de transport car le contraire pousse Monsieur et Madame tout-le-monde droit dans la mâchoire et les griffes de la culture automobile et son perma-smog malsain. Sauf quelques sportifs qui veulent performer à tout prix (la forme n’est pas nécessairement égale à la performance en passant, 30 minutes de vélo sans excès par jour tiennent parfaitement en forme) le citoyen moyen cherche la sécurité et la facilité dans ses déplacements. Cela implique des infrastructures facilitantes, des vélos ergonomiques (ex: VPA) et des lois qui encouragent l’utilisation du vélo en milieu urbain. Les villes (citoyens et décideurs) qui ont compris cela voient le nombre de Cyclomobilistes se multiplier naturellement.  Les autres relèguent les Cyclistes Utilitaires au rang de citoyens de seconde classe voire d’indigène urbains roulants à contre courant du « progrès ».

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