LE SYNDROME DU CIEL BLEU (SCB)

Le syndrome du ciel bleu (SCB): on pourrait aussi l’appeler l’optimisme à tout prix, la stratégie de l’autruche, ou le rejet pur et simple de la partie sombre de la réalité pour n’en retenir que la portion agréable voire en inventer une ! Bien sûr, nous savons aujourd’hui que la « croyance » rajoute 40% d’effets positifs (études sur l’effet placébo) donc, quand on est pas certain du bienfait ou du méfait d’une situation, il est souhaitable d’en présumer le bienfait ! Le Cyclisme Utilitaire Québécois a de nombreux bons côtés qu’il faut reconnaître. Beaucoup de progrès a été fait depuis les 30 dernières années. La personne atteinte du SCB elle, refusera de voir ou d’admettre tout ce qui reste à faire, ce qui est injuste envers les C.U. bref l’omniprésente oppression véhiculiste motorisée pour rester mentalement dans le « positif ». Malheureusement, nier l’évidence parce qu’elle est négative n’aide en rien à en résoudre la problématique, pas plus que de dénigrer le positif acquis (souvent de longue lutte) ou sombrer dans le pessimisme. Les cyclistes de loisir préfèrent le ciel bleu et, en vacances, qui aime la pluie ? Mais les Cyclomobilistes vivent des problèmes inconnus du monde des loisirs et ils se doivent de regarder la réalité face à face, sous tous ses aspects afin de mieux ajuster leurs revendications et leurs actions pour obtenir justice dans le monde du transport urbain complètement hypnotisé en transe profonde par le « char » comme solution unique mur-à-mur à toutes les situations de déplacement. En pétrocratie, pour le transport en commun et les accès Cyclistes Utilitaires, les miettes suffisent. Quant aux solutions électriques, on les décourage par des lois restrictives (ex: vélo électrique barrés à 32 Km/h) ou les prix excessifs des voitures hybrides etc. Ça, c’est la sombre couleur du ciel transportatif bourré de CO2 par le permasmog climaticide des carburants fossiles depuis la 2e guerre mondiale.

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