Archive for January, 2011

LA LOI DU PLUS FORT

Thursday, January 27th, 2011

La loi du plus fort: qu’arrive-t-il quand les lièvres roulent sur les mêmes sentiers que les éléphants ? De temps en temps on entend un crounch ! Oups dit l’éléphant, j’ai écrasé un lièvre ! Voilà, plus on fait côtoyer des véhicules de masses largement différentes, plus les “oups” arrivent souvent et toujours c’est le plus petit qui est écrapou ! Le principe de “no-fault” de la loi Québécoise de la SAAQ a enlevé le buffet des avocats pour les poursuites lors d’accidents, trouver le coupable, le faire payer etc. Cela a parait-il règlé un problème car les plus riches se payait les meilleurs avocats et gagnaient leur cause, coupables ou non. Par contre, ce principe en a créé un autre. Il favorise l’IMPUNITÉ des plus gros véhicules puisque comme le démontre les statistiques sur les collisions (Le Livre Noir de l’Automobile, Richard Bergeron) c’est habituellement le plus petit qui essuie les plus grandes pertes (blessures, mutilations, fractures, handicaps à vie et mort). Alors au Québec, si tu tiens à la vie en cas de collision et que tu roules à vélo, évite au possible tous les véhicules motorisés, ais des yeux tout le tour de la tête ou bien roule en tank ! C’est simple: en cas de collision, le plus gros est mieux protégé par sa masse, sa tôle, ses coussins gonflables ET LÉGALEMENT par le “no-fault”, MAIS PAS TOI LE PETIT ! (petite voiture, cycliste, piéton). Si le gros 4×4 qui t’a rendu infirme n’a pas fait d’excès de vitesse (encore faut-il le prouver !), que le conducteur n’était pas en boisson (faut que la Police ait fait sa job d’ivressomètre) et qu’il ne s’est pas sauvé (délit de fuite) alors bonhomme, c’est tout à fait LÉGAL car il n’est PAS IMPUTABLE. C’est ça l’IMPUNITÉ VÉHICULISTE ! Regarde ça de l’angle que tu veux, c’est comme ça que notre Pétrosystème organise les choses. Le plus gros qui respecte les règles de base a TOUJOURS raison sur le plus petit, point à la ligne. C’est UN des aspects de l’oppression véhiculiste des Pétrovores. Le véhicule le plus fort a toujours raison, pis toi le p’tit… ÉCRASE ! En Belgique, ils voient ça autrement car en cas de collision, le fardeau de la preuve d’innocence est sur le dos du plus gros. Qu’attendent nos élus et représentants pour s’en inspirer ? À quand une taxe de responsabilité sur la masse ? Il faut plus de victimes encore ? Une moyenne de 14 cyclistes innocents exécutés chaque année par le plus gros véhicule sur l’hôtel de la Pétrocratie, sans jamais qu’il n’y ait de responsable, JAMAIS, c’est pas assez cruel comme ça ? C’est un drame de Polytechnique chaque année, dans l’indifférence générale !

LE MEILLEUR PNEU

Thursday, January 20th, 2011

Le meilleur pneu: pour la performance et la distance, on utilise un pneu le plus léger, le plus étroit, le plus slick et à haute pression. Pour l’adhérence, on utilise un pneu le plus large, le moins gonflé possible, à crampons même clouté (glace, sable, boue, neige…). Pour le Vélo Urbain, il nous faut un pneu le plus fiable possible pour éviter les crevaisons. (kevlar ou bandes anti-crevaisons). Pour la micro suspension, on utilise un pneu plutôt large à rebord souple et pression moyenne (avec des cadres en cromolly ou carbone). La qualité et la durabilité vont habituellement avec le prix. Les pneus à crampons sont un peu plus anti-crevaison mais sans kevlar, moins qu’un pneu de ville avec kevlar. Ces paramètes de base établis, quel est le meilleur pneu pour vous, pour vos besoins ? Tout dépend de la distance, du confort, de l’état de la route, de la vitesse de croisière que vous désirez et de vos moyens ! Et rappelez -vous qu’un pneu, usé élagué de ses cotés fait un excellent protège crevaison et anti-panne inséré dans un pneu par dessus la chambre à air…

LE SYNDROME DU CIEL BLEU (SCB)

Tuesday, January 18th, 2011

Le syndrome du ciel bleu (SCB): on pourrait aussi l’appeler l’optimisme à tout prix, la stratégie de l’autruche, ou le rejet pur et simple de la partie sombre de la réalité pour n’en retenir que la portion agréable voire en inventer une ! Bien sûr, nous savons aujourd’hui que la “croyance” rajoute 40% d’effets positifs (études sur l’effet placébo) donc, quand on est pas certain du bienfait ou du méfait d’une situation, il est souhaitable d’en présumer le bienfait ! Le Cyclisme Utilitaire Québécois a de nombreux bons côtés qu’il faut reconnaître. Beaucoup de progrès a été fait depuis les 30 dernières années. La personne atteinte du SCB elle, refusera de voir ou d’admettre tout ce qui reste à faire, ce qui est injuste envers les C.U. bref l’omniprésente oppression véhiculiste motorisée pour rester mentalement dans le “positif”. Malheureusement, nier l’évidence parce qu’elle est négative n’aide en rien à en résoudre la problématique, pas plus que de dénigrer le positif acquis (souvent de longue lutte) ou sombrer dans le pessimisme. Les cyclistes de loisir préfèrent le ciel bleu et, en vacances, qui aime la pluie ? Mais les Cyclomobilistes vivent des problèmes inconnus du monde des loisirs et ils se doivent de regarder la réalité face à face, sous tous ses aspects afin de mieux ajuster leurs revendications et leurs actions pour obtenir justice dans le monde du transport urbain complètement hypnotisé en transe profonde par le “char” comme solution unique mur-à-mur à toutes les situations de déplacement. Pour le transport en commun et les accès Cyclistes Utilitaires, les miettes suffisent. Quant aux solutions électriques, on les décourage par des lois restrictives (ex: vélo électrique barrés à 32 Km/h) ou les prix excessifs des voitures hybrides etc. Ça, c’est la sombre couleur du ciel transportatif bourré de CO2 par la pollution aux carburant fossiles depuis la 2e guerre mondiale. Désolé pour le constat.

LE CHEVALIER

Tuesday, January 18th, 2011

Le Chevalier: c’est un(e) valeureux(euse) Cycliste Utilitaire Véhiculariste qui n’a pas froid aux yeux et roule aisément sur les grande artères achalandées sans pistes cyclables hiver comme été sur de bonnes distances du genre centre-ville – banlieue. Il a le droit de le faire et il le fait en affirmant courageusement sa place parmi les pétrosaures en professionnel du transport alternatif biologique quatre saisons sur deux roues. Son physique et sa motivation sont toujours énergiques et il roule à vive allure du point A au point B, prêt en tout temps à défendre son territoire routier contre les motorisés abusifs ou ignares du CSR. Le Chevalier est remarqué par beaucoup d’esclaves pétro-dépendants de l’heure de pointe (qui s’allonge d’année en année) et souvent ils l’envient voire le jalousent. Il est bien équipé et maîtrise à souhait sa “machine”. Ce n’est pas un philosophe, ni un amateur, ni un habitué des actions militantes, c’est un solide pratiquant ! Cette stratégie ne convient pas à tous les Cyclomobilsites cependant. Il faut des “couilles”, savoir fouetter son système pour clancher à 25 Km/h et plus, faire fi de la pollution et surtout du benzène cancérigène qu’il faut respirer à plein régime cardio tout en ignorant l’intimidation causée par la promiscuité des tonnes métalliques motorisées. Le Cycliste Utilitaire Furtif favorise une autre approche.

Chevalier