POIDS LÉGAL VARIABLE

Poids légal variable: ce matin à la radio de Radio-Canada (4 oct 2010) on annoncait qu’un homme de 28 ans a été perquisitionné chez lui en pleine nuit car il avait proféré des menaces de morts sur Facebook contre des personnes incluant des professeurs. Suite à la tragédie de la Polytechnique (14 décès), il vaut mieux prévenir que guérir, enregistrer les armes à feu, on est presque tous d’accord. Mettez cependant en perspective le fait que c’est le nombre moyen de cyclistes tués annuellement au Québec (14), que rares sont les cyclistes qui n’ont pas été menacés physiquement (pas juste en paroles) sinon carrément blessés par un engin motorisé et ce chaque année au risque de graves conséquences, handicap à vie voire de mort. Rajoutez le discours hargneux contre les cyclistes sur certaines ondes radio Québécoises ainsi que les gestes de vandalisme sur les pistes cyclables par les bouteilles de bière ou autres qui y sont lancées habituellement par des pétromobilistes (j’en ai personnellement vu) et s’y brisent en multiples fragments favorisant les crevaisons. Comment expliquer le peu d’intérêt des autorités policières en général lorsqu’un Cyclomobiliste va faire un rapport à la station, licence du conducteur menaçant écrit clairement sur le rapport ? (cas plusieurs fois rapporté) La question claire à se poser ici est: pourquoi est-ce que la sécurité voire la vie d’un cycliste vaut MOINS que celle d’autres citoyens ? Pourquoi 14 morts par un tireur fou ont-elles plus de valeur (média, film, opinion publique) que l’équivalent cycliste ANNUELLEMENT causées par les « chars » ? Pourquoi peut-on tuer un cycliste si facilement sans aucune forme de sanction simplement si le conducteur n’est pas en boisson et s’arrête sans fuir la scène puis pour toute défense dit « pas de commentaires », alors que quand ce n’est PAS un cycliste qui est concernée, la cour montre des dents tellement aiguisées ? Parce que la présomption de culpabilité est systématiquement placée sur le dos du cycliste (et du piéton) même si l’engin mortel est le véhicule motorisé car ce dernier bénéficie du « no-fault » divin. Le Cyclomobiliste est coupable d’utiliser la route appartenant au sacro-saint char et la culture automobile lui rappelle chaque jour. Le citoyen biologique non motorisé subit donc l’oppression motorisée colonisatrice de cette façon et l’engin potentiellement mortel s’en tire avec un vroum vroum triomphant. Telle est le Pétrokistan dans lequel  nous (sur)vivons. Les Cyclomobilistes et piétons Québécois n’ont pas beaucoup plus de valeur que les milliers de chevreuils, marmottes et ratons laveurs écrasés annuellement par le colonisateur motorisé, le CHAR. That’s it, that’s all folks.

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